Jean-Luc Chauvin: « Être proche sur le terrain »

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Interview Jean-Luc Chauvin 24/11/16

Interview Jean-Luc Chauvin 24/11/16

Élu à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence, Jean-Luc Chauvin, qui vient de succéder à Jacques Pfister, livre les axes de sa mandature. 

Vous voici président: vos premières impressions?
Il y a une émotion en regard de ceux qui m’ont précédé et ont été visionnaires. Cela induit une responsabilité. Et puis il y a le fait que les 66 membres qui composent la nouvelle assemblée m’ont élu à l’unanimité. Le message est donc clair: le monde économique est uni pour faire de ce territoire un champion.

Cela veut dire que les tensions de la campagne, qui a été dure, sont effacées?
Cela veut dire que nous sommes tous des entrepreneur, sans différence, et que 66 élus vont défendre ensemble l’économie de ce territoire et de la Métropole. Il n’est nul besoin de luttes stériles. Nous sommes les représentants de 94 000 chefs d’entreprise et il y a une envie de faire.

Quelles sont vos priorités? 
D’abord, rencontrer vendredi les 350 collaborateurs et de la Chambre. On va travailler ensemble durant cinq ans, je compte sur eux. L’objectif est de construire la « Chambre d’entreprendre » qui sera le porte-voix et le partenaire de ceux qui entreprennent. Il faut passer du slogan au concret, mettre en place une méthode. Le but, c’est la proximité sur le terrain. Je pense que nous serons prêts à compter de janvier.

Le 7 décembre, la Chambre régionale se met en place et la CCIMP lui apporte 22 élus. Quelle sera sa place?
C’est une étape importante que la construction de la Chambre régionale. Nous devons aussi travailler ensemble à ce niveau et Marseille ne revendique pas spécialement. C’est chacun à sa place et trouver ce qui rassemble. Nous avons tous un objectif commun: faire rayonner cette région dans un environnement apaisé. Ne comptez pas sur moi, ni sur les 22 élus marseillais, pour adopter une posture dépassée. Il faut construire. Mais il y  aussi un autre enjeu: la Métropole. L’économie doit en être le moteur, il faut être attractif. Il y a un modèle à imaginer et c’est prioritaire. Car au bout, il y a l’emploi. Il faut donc se mettre au travail ensemble. C’est ce que j’ai dit au terme de la mise en place de la nouvelle assemblée.

Vous situez-vous dans la continuité de votre prédécesseur Jacques Pfister?
Je vous ai dit mon émotion de lui succéder. Mais les temps changent, il y a un bouleversement qui s’opère, il faut être au rendre-vous et forcément, être différent. Il faut créer les conditions pour accompagner, former, donner l’envie de devenir entrepreneur, patron. Pas que de sa vie, mais aussi d’une entreprise.

La participation à l’élection consulaire a été faible. Vous pensez que dans cinq ans ce sera mieux?
Nous sommes passés de 12,8% à 15,48ù. On ne peut s’en satisfaire, mais c’est mieux qu’il y a cinq ans et c’est surtout mieux que la moyenne nationale. On va d’abord faire le job et c’est par cela qu’on incitera plus de chefs d’entreprise à venir voter.

Propos recueillis par Jean-Luc Crozel

La Provence – 24 novembre 2016